Les Rencontres de la photographie, à Arles

Festival de renommée internationale dédié au "8e art", les Rencontres de la photographie d’Arles ont fêté leur 50 ans en 2019. Exceptionnellement, le rendez-vous n'aura pas lieu en 2020 suite aux mesures prises en raison de la crise sanitaire.

C'est "le cœur lourd, mais plus que jamais combative" que l'équipe des Rencontres de la photographie d'Arles l'a annoncé le 29 avril : pour la première fois en 50 ans, le festival n'aura pas lieu cet été, suite à "l’impossibilité de produire les expositions, d’équiper les lieux (...) et en tenant compte des nouvelles recommandations du gouvernement". Ayant cherché par tous les moyens de maintenir le festival, les organisateurs ont dû se résoudre à annuler l'édition 2020.

En attendant de nouvelles surprises pour 2021, retrouvez ci-dessous un zoom sur l'édition 2019, qui célébrait les 50 ans du rendez-vous.

Une édition 2019 en grande pompe

Comment célébrer les 50 dernières années tout en prospectant les 50 prochaines ? Fidèle à sa vocation de défricheur, le festival des Rencontres de la photographie d'Arles ne se contente pas de se retourner vers son passé. La programmation éclectique conçue pour cette édition anniversaire en hommage à ses trois fondateurs, Lucien Clergue, Michel Tournier et Jean-Maurice Rouquette, a fait plus que jamais la part belle à la découverte et à la remise en cause permanente de la manière d’exposer la photographie.

Des lieux ouverts uniquement pour l'occasion

Pour cette édition anniversaire, 51 expositions ont investi une trentaine de lieux patrimoniaux dont certains ouverts uniquement pour l’occasion, avec quatre nouvelles séquences servant de thématiques : Mon corps est une arme explorant l’aventure photographique en tant que contre-culture, À la lisière et Habiter qui questionnent la notion de frontières et d’espace domestique et Construire l’image dédiée à la nouvelle génération de photographes férus d’installations.

Parmi les expositions-phares, Germaine Krull &Jacques Rémy, un voyage Marseille-Rio, 1941 a rassemblé des photographies pour la plupart inédites de la photographe, résistante et correspondante de guerre : elles ont été dénichées dans la maison de campagne du scénariste Jacques Rémy qui faisait lui aussi partie des 200 passagers du Capitaine-Paul-Lemerle fuyant l’Europe nazie. Dans les immanquables, une exposition exceptionnelle mettait également en scène des numéros de Variétés, revue d’avant-garde belge de l’entre-deux-guerres et 200 tirages vintage retrouvés par hasard...

Le festival revient sur son histoire

Car ce jubilé "jubilatoire" qui explorait de nouveaux territoires comme la photographie brute avec la collection Decharme & cie ou la saga des inventions industrielles inventorie aussi son histoire. À l’occasion de ses 50 ans, le festival a recréé l’exposition inaugurale consacrée à Edward Weston en faisant dialoguer ses tirages avec les premières œuvres de Lucien Clergue, l’un de ses fondateurs et se replonge dans la collection des Rencontres nourrie au gré de plus de 1 000 expositions avec "Toute une histoire".

Et hors les murs, au fil d’une quinzaine d’événements, d’autres personnages clefs de l’histoire de la photo ont été exposé comme Willy Ronis à Cavaillon, ou encore Harry Gruyaert et Raymond Depardon à Toulon.

Infos pratiques 

Du 29 juin au 20 septembre 2020
Forfait toutes expositions : En juillet et août, 35 euros en ligne / 42 euros sur place (tarif réduit 27 euros / 34 euros), en septembre, 29 euros en ligne / 36 euros sur place (tarif réduit 24 euros / 31 euros).

En savoir plus 

Retrouvez les liens externes de l'événement :

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