Quelles mesures sanitaires dans les Outre-mer français ?

Pour vous permettre de (re)découvrir les richesses des départements français d’Outre-mer en toute sécurité, les professionnels du tourisme mettent en place des protocoles sanitaires simples et efficaces. Tour d’horizon avant de vous envoler.

Jamais des vacances estivales n’auront été si attendues. L’amélioration de la situation sanitaire des dernières semaines en France a conduit les autorités à autoriser les départs en vacances cet été, y compris dans les Outre-mer, en assouplissant certains protocoles sanitaires.

L’état d’urgence sanitaire décrété au printemps a pris fin le 10 juillet. Une période transitoire s'est ouverte alors jusqu'à fin octobre 2020, durant laquelle le gouvernement pourra limiter la circulation des personnes, les rassemblements et l'accueil du public dans certains établissements. Des mesures qui s’appliqueront de manière localisée.

Voici les principales mesures prises dans les départements d’Outre-mer :

Antilles françaises (Martinique, Guadeloupe, Saint-Martin, Saint-Barthélemy)

Les passagers à destination de la Martinique, de la Guyane, de la Guadeloupe, de Saint-Martin, de Saint-Barthélemy, de Saint-Pierre-et-Miquelon, de la Réunion et de Mayotte ne sont plus soumis à une mesure obligatoire de quarantaine à leur arrivée. Désormais, les voyageurs de plus de onze ans doivent justifier d’un test Covid-19 négatif réalisé dans les 72h avant l’embarquement et d'une attestation sur l’honneur précisant qu’ils ne présentent pas de symptômes et qu’ils n’ont pas connaissance d’avoir été en contact avec un cas confirmé de covid-19 dans les quatorze jours précédant le vol.

En l'absence de ces documents, la compagnie aérienne peut refuser l’embarquement à un passager à destination d’un territoire ultramarin.

Les motifs impérieux de déplacement ont également été supprimés le 22 juin dernier. Le nombre de passagers par vol sera déplafonné et le nombre de vols sera progressivement augmenté en accord avec les élus des territoires.

À bord des avions et dans les aéroports, veillez à respecter les gestes barrières et la distanciation physique. Le port du masque y demeure obligatoire. Du côté des professionnels antillais de l’hôtellerie et de la restauration, des protocoles sanitaires stricts sont prévus pour nettoyer et désinfecter les hébergements. Afin de limiter les risques de propagation de l'épidémie, le port du masque est devenu obligatoire dans tous les lieux clos à compter du 20 juillet.

Tahiti et ses îles

La Polynésie française accueille progressivement les voyageurs. Le 19 juin, les autorités locales ont présenté le calendrier de réouverture de Tahiti et de ses îles.

Depuis le 15 juillet 2020, tout dispositif de quarantaine est levé et les frontières de la Polynésie française sont rouvertes aux touristes, aux Français comme aux voyageurs étrangers. Le test demeure nécessaire avant d’embarquer sur un vol commercial entre la métropole et les îles polynésiennes, ainsi que la présentation d’un formulaire sanitaire d’engagement. Une plate-forme en ligne, baptisée ETIS.pf (Lien externe) , permet de le remplir numériquement. Il faut également réaliser un auto-prélèvement au quatrième jour de l’arrivée en Polynésie française.

Le port obligatoire du masque et le respect des gestes barrières et de la distanciation physique devront être observés de l'aéroport de départ à l'aéroport d’arrivée. Sur place, le port du masque est recommandé dans les lieux et établissements publics clos et obligatoire dans les navettes maritimes, les avions, les véhicules de transport terrestre publics, les aéroports et les gares maritimes.

À noter que les navires de croisière à Tahiti reprennent leurs opérations au début du mois de juillet, uniquement pour les visiteurs présents sur place. Pour l'heure les croisières internationales, sans quarantaine obligatoire à l’arrivée, ne sont pas autorisées.

L’île de La Réunion

Les vacanciers français peuvent désormais se rendre à La Réunion sans motif impérieux depuis le 22 juin dernier. Un test de dépistage RT-PCR devra être obligatoirement réalisé 72 heures avant le départ, à compter du 10 juillet. Les voyageurs devront aussi présenter une attestation sur l’honneur précisant qu’ils ne présentent pas de symptômes et n'ont pas connaissance d’avoir été en contact avec un cas confirmé de Covid-19 dans les quatorze jours précédant le vol.

Une fois à l’aéroport et dans l’avion, le port du masque de type chirurgical à usage unique est obligatoire pour toute personne âgée de plus de 11 ans. Les mesures d'hygiène et de distanciation sociale doivent être respectées. Depuis le 10 juillet, plus aucune quatorzaine n'est imposée aux voyageurs.

Vous pourrez profiter de l’ensemble des activités sur place, toujours en veillant au respect des gestes barrières et des règles de distanciation sociale. Les véhicules de location sont aérés et désinfectés. À partir du 20 juillet 2020, le port du masque est obligatoire pour les vacanciers de plus de 11 ans dans les lieux publics clos.

Saint-Pierre et Miquelon

Les mesures s’appliquant au petit archipel français, situé dans le golfe du Saint-Laurent, aux abords du Canada, sont les mêmes que celles prévues pour les Antilles françaises et La Réunion.

À compter du 11 juillet 2020, les voyageurs à destination de Saint-Pierre et Miquelon devront présenter le résultat d’un examen biologique de dépistage virologique ne concluant pas à une contamination par le covid-19. Ils sont invités à prendre leurs dispositions pour réaliser ce test dans les 72 heures précédant leur embarquement.

Sur place, les consignes désormais habituelles prévalent : port du masque obligatoire dans les lieux publics clos et respect de la distanciation sociale et des gestes barrières.

Guyane

Le département français est toujours classé en zone orange. La Guyane n’a en effet atteint le stade 3 de l’épidémie que le 15 juin dernier. Les passagers en provenance ou à destination de la Guyane doivent ainsi encore justifier d'un motif impérieux de déplacement.

Pour rejoindre la Guyane, le passager devra justifier d’un test Covid-19 négatif réalisé dans les 72h avant l’embarquement et présenter une attestation sur l’honneur qu’il ne présente pas de symptômes et qu’il n’a pas connaissance d’avoir été en contact avec un cas confirmé de covid-19 dans les quatorze jours précédant le vol, sans quoi la compagnie aérienne peut lui refuser l’embarquement.

Dans le sens des départs de la métropole vers la Guyane, les voyageurs ne sont plus soumis à une mesure obligatoire de quarantaine à leur arrivée mais les autorités publiques recommandent de respecter scrupuleusement les gestes barrières, d’éviter les rassemblements publics et les lieux publics très fréquentés, de porter un masque pendant cette période et de se faire dépister sept jours après l'arrivée. Dans le sens des départs de la Guyane vers la métropole, le test avant embarquement n'est pas obligatoire (pour ne pas saturer les capacités de test des territoires) mais en l'absence de celui-ci, une quatorzaine à domicile sera recommandée à l’arrivée dans l’Hexagone.

Sur place, le ministère des Outre-mer rappelle l’importance du respect des gestes barrières et du port du masque systématique dans les espaces publics et les espaces fermés très fréquentés.

À partir du samedi 25 juillet, les mesures de freinage du coronavirus sont assouplies. Le "confinement responsable" des quartiers est levé en intégralité.

Les horaires du couvre-feu évoluent dans les communes où le virus circule : de 19h à 5h en semaine et du samedi 19h au lundi 5 h. Les communes suivantes sont concernées : Camopi, Cayenne, Iracoubo, Kourou, Macouria, Matoury, Montsinéry-Tonnegrande, Roura, Régina, Rémire-Montjoly, Saint-Georges et Sinnamary. Les communes d'Apatou, Awala-Yalimapo, Grand-Santi, Mana, Maripasoula, Papaïchton et Saint-Laurent du Maroni (communes de l’Ouest) voient le couvre-feu maintenu de 17h à 5h toute la semaine et le week-end.

Pour certaines communes, les cafés et restaurants peuvent ouvrir en terrasse extérieure / espaces de plein air, sous autorisation préfectorale.

Mayotte

L'île mahoraise, localisée dans l’océan Indien, est également toujours placée en zone orange en raison du niveau de circulation du coronavirus. Les passagers en provenance ou à destination de Mayotte doivent justifier d'un motif impérieux de déplacement.

Pour voyager entre la métropole et Mayotte, le passager doit aussi être muni d'un test Covid-19 négatif réalisé dans les 72h avant l’embarquement et d'une attestation sur l’honneur qu’il ne présente pas de symptômes et qu’il n’a pas connaissance d’avoir été en contact avec un cas confirmé de covid-19 dans les quatorze jours précédant le vol. À compter du 18 juillet, la compagnie aérienne peut refuser l’embarquement à un passager non muni de ces documents. Par ailleurs, pour voyager entre Mayotte et la métropole, une quarantaine de 14 jours est recommandée à l'arrivée.

Depuis le lundi 20 juillet, le port du masque est rendu obligatoire dans les lieux publics clos. Le respect scrupuleux des gestes barrières de la distanciation physique est recommandé.

Nouvelle-Calédonie

Afin d’éviter l'import de cas de coronavirus, peu présent dans l'archipel, et d’ainsi éviter la saturation de ses capacités hospitalières, la Nouvelle-Calédonie maintient des mesures sanitaires strictes. Ainsi, les vols internationaux réguliers au départ et à destination de la Nouvelle-Calédonie sont suspendus (sauf dérogations) depuis le 20 mars et ce, au moins jusqu'au 24 octobre 2020. Les seules exceptions concernent les vols de rapatriements et de fret, soumis à autorisation. Seules seront programmées des liaisons avec la Métropole et Sydney.

Le transport domestique terrestre, maritime et aérien est autorisé à l’intérieur de la Nouvelle-Calédonie et dans les eaux territoriales et intérieures, dans le respect des gestes barrières. Cette mesure inclut le transport de passagers, pour la desserte touristique ou non, des îles et îlots.

La navigation des paquebots, bateaux de pêche et navires de plaisance arrivant de l’étranger dans les eaux intérieures et territoriales de la Nouvelle-Calédonie reste aussi interdite. Les navires de plaisance battant pavillon français sur lesquels sont embarqués des résidents calédoniens sont en revanche autorisés à entrer dans les eaux territoriales et intérieures de la Nouvelle-Calédonie, sous certaines conditions. La navigation à titre privée est, quant à elle, autorisée.

Preuve de la maîtrise de l’épidémie à destination, la quarantaine obligatoire des passagers qui arrivent en Nouvelle-Calédonie a été ramenée à quatorze jours dans un hôtel réquisitionné par le gouvernement le 18 juin. Toutes les personnes sont ensuite testées.

Sur place, les mesures destinées à éviter la propagation du virus en Nouvelle-Calédonie ont été levées le lundi 15 juin. Les gestes barrières et la distanciation physique doivent continuer d’être respectées, dans la mesure du possible.

À noter que les passagers en provenance de Wallis-et-Futuna – si testés négativement au Covid-19 – sont dispensés des mesures de quarantaine obligatoire à leur arrivée en Nouvelle-Calédonie (quatorzaine dans un hôtel réquisitionné). Les vols Aircalin à destination et en provenance de La Tontouta sont autorisés à retrouver leurs capacités standards définies par le transporteur, sans mesures de distanciation.

Wallis-et-Futuna

Plus autonomes que les autres départements ultra-marins, les territoires du Pacifique conservent une certaine autonomie dans la gestion de la crise du Covid-19. Il ne fait pas exception pour l’archipel de Wallis-et-Futuna, épargné par le virus et zone verte. Les transports aériens reprennent progressivement entre la Nouvelle-Calédonie voisine et l’archipel, toujours en tenant compte des capacités hôtelières pour les isolements.
Un test PCR en amont du vol de départ doit être réalisé et son résultat (négatif) devra être présenté à l’embarquement à bord d'un avion. Un système de septaine est également en place à Wallis-et-Futuna, avec l’obligation d'un nouveau test négatif au bout d'une semaine.