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la France 

Tournée des sites culturels d’exception ou randonnées aux sommets. En amoureux sur la route des vins ou en croisière avec les enfants… Quel voyage en France ferez-vous cette fois-ci ?
Arras
Carrières Wellington
Carrières Wellington

Nous commençons la journée aux Carrières Wellington. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre sauf que je savais que nous allions faire de nouveau une visite sous la terre. Définitivement une stratégie populaire pendant la guerre…
La visite guidée (obligatoire) commence par une immense photo panoramique d’Arras en ruine. Son hôtel de ville et son beffroi ne sont plus qu’un amas de pierres. Un trésor architectural vieux de quatre siècles qui s’est effondré sous le poids de la guerre.

Puis nous descendons dans les tunnels. Un réseau qui a été creusé à l’époque médiévale pour en extraire la craie. Des centaines de soldats l’ont agrandi, perfectionné pendant des mois avec pour seul outil la pioche, ne pouvant utiliser des explosifs. À terme, ce réseau complexe a accueilli 24 000 soldats pendant une semaine avant que l’assaut de la bataille d’Arras (Vimy) soit donné.
Au fil de la visite, des vidéos et des animations, on découvre la vie des soldats dans les tunnels, leurs œuvres qui ont été conservées sur les murs, leurs lits, etc. Non, je n’ai pas pleuré quand ils ont lu des lettres des soldats. Ils étaient si jeunes, presque le même âge que mon fils ado. En vrai, je suis complètement bouleversée devant la fatalité des événements.
C’est ici que l’histoire est nuancée. Le front de la bataille d’Arras s’étendait de Vimy, au nord à Bullecourt, au sud. Si les Canadiens ont des victoires concluantes et atteignent tous leurs objectifs, c’est moins vrai au sud. Plusieurs troupes n’avancent pas et se retrouvent piégées.

Arras
Arras

À notre sortie, nous retournons au centre de la ville pour constater les traces laissées par cette guerre. Un œil non averti, comme le mien, ne pourrait voir que l’hôtel de ville a été reconstruit. Son cachet médiéval a été complètement conservé et respecté. Un véritable travail d’orfèvre.

L’après-midi est un énorme contraste avec les émotions du matin. Elle se passe dans les airs à Accrobranche, au cœur de la citadelle. Une vraie activité familiale où tout le monde en a pour son compte. La ligne de vie unique permet aux enfants d’être autonomes dans leurs parcours et aux parents de faire les parcours un peu plus pimentés. Fiston est un véritable petit écureuil. Il fait toutes les épreuves avec agilité. Fillette est déterminée et s’amuse beaucoup.

Sur les traces de la guerre à Lille
Lille

Lille, la plus grande ville que nous ayons vue en une semaine. Comme entrée en matière, nous avons une visite à pied de son centre. Je suis conquise par la Grand Place, l’ancienne bourse et ses joueurs d’échecs, le beffroi.

Ce soir, nous sommes à quelques kilomètres de la Belgique où de nombreux canadiens ont également servi. J’ai beaucoup de peine de ne pouvoir me rendre à Ypres pour voir la cérémonie du Last Post, célébrée tous les soirs à vingt heures à l’initiative des citoyens de la ville. Ou encore aller du côté de Ville-sur-Haine, près de Mons, où le dernier soldat canadien, George Lawrence Price, est décédé pendant la Première Guerre mondiale, le 11 novembre 1918 à 10h58. Alors qu’il faisait une dernière patrouille pour sécuriser un pont, il a été touché par le tir d’un sniper allemand.

Le journal d'Alice
Le journal d'Alice

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