Clairière de l’Armistice

Territoire carrefour au cœur de la Grande Guerre, département stratégique, dernier rempart avant Paris, l’Oise fut aussi le premier département à redevenir français et accueillit la signature de l’armistice à Compiègne, qui devient alors le symbole de la Victoire et de la Paix.

La clairière dite « de Rethondes », tranquille place au cœur de la forêt compiégnoise, est soudain entrée dans l’Histoire, symbolisant aux yeux du monde entier la fin des hostilités de la Grande Guerre, le terme de quatre années d’un conflit effroyable. Nous sommes dans la nuit du 10 novembre 1918, le wagon de chemin de fer, utilisé par le Maréchal Foch comme wagon bureau, stationne depuis le 7 novembre au soir sur une double voie ferrée que l’artillerie française avait aménagée durant la guerre. Le Maréchal y reçoit les Allemands le 11 novembre à 2h15, qui acceptent de signer l’armistice à 5h15. L’accord prend effet « le 11e jour du XIe mois à 11 heures précises. »

Si le wagon original n’est plus, détruit sur ordre d'Hitler après l’armistice vengeur de 1940, son jumeau ne cache rien de l’instant crucial et révèle où étaient placées les différentes personnalités au moment de la signature. À côté du wagon, le musée mémorial de l’armistice abrite près de 800 photos stéréoscopiques en noir et blanc, saisissants témoignages de la vie des poilus, de la mobilisation, de Verdun, de la fête de la Victoire. On y mesure l’ampleur de l’espoir qui renaît de mener à nouveau une existence paisible, dans la conviction que cette guerre sera la Der des Der…