Prévisions de croissance pour l’industrie touristique canadienne

Prévisions de croissance pour l’industrie touristique canadienne

Les préoccupations économiques pèsent sur les perspectives à court terme de la fréquentation touristique au Canada. Le marché d’outre-mer se démarque de celui des États-Unis et du marché domestique grâce à une plus importante croissance des voyages au cours de la période 2013-2017.

Au printemps dernier, le Conference Board du Canada a mis à jour ses estimations et prévisions concernant la fréquentation touristique au Canada dans les provinces et les neuf régions métropolitaines, pour la période 2012-2017.
Il s’est penché sur les perspectives de croissance pour le marché domestique d’une part (voyageurs d’affaires et d’agrément), et les marchés internationaux d’autre part (États-Unis et outre-mer).

Une certaine réserve doit être émise à la lecture de ces données, puisque de nombreux facteurs imprévisibles (financiers, climatiques, politiques, sociaux, etc.) influenceront la prise de décision des voyageurs et, donc, la fréquentation réelle.

Les prévisions de croissance sur fond d’incertitude

Selon les estimations du Conference Board, la fréquentation touristique au Canada, tous marchés confondus, a augmenté de 1,6% en 2012 (voir le tableau 1).

Cette croissance devrait s’accélérer en 2013 à un taux hypothétique de 1,9%, reflétant la faible confiance des consommateurs et les incertitudes persistantes à propos de l’économie mondiale.

Par conséquent, les prévisions jusqu’en 2017 sont relativement modestes, mais elles se maintiendront grâce à une amélioration attendue de l’économie avec un taux annuel moyen de 2,3%.

La firme prévoit que les dépenses touristiques augmenteront plus rapidement que le nombre de voyages, affichant des taux allant jusqu’à 5,3%.

Le marché d’outre-mer gagne du terrain

Le Conference Board prévoit des hausses allant jusqu’à 4,3% pour le marché d’outre-mer, principalement attribuables aux pays émergents tels que la Chine (+19% en 2014), l’Inde et le Brésil.

Ces accroissements atténueront les effets d’un ralentissement de la croissance des marchés européens.

Cependant, à partir de 2015, l’amélioration de la situation économique dans la zone euro contribuera à l’augmentation des visites au Canada.